Baiser du happy end, baiser d’adieu, premier baiser… la littérature et les films sont riches en descriptions de cette manifestation évidente du sentiment amoureux. A la fois sensuel et romantique, marqueur utile aux fabricants de films pour signifier le début ou la fin d’un lien entre les protagonistes, il tend semble-t-il à se banaliser.
Un article de Marie Vaton dans Le Nouvel Observateur du 3 novembre 2011 évoque sa raréfaction au profit de scènes plus ouvertement sexuelles, à l’instar du dernier James Bond. « Aujourd’hui, il est à peine une virgule, relégué au rang d’un vulgaire préliminaire ou d’une bluette pour ados. »
Grand oublié jusque-là des ouvrages d’histoire ou de sociologie, quelques ouvrages sortis l’année dernière traitent du baiser : Contribution à la théorie du baiser d’Alexandre Lacroix ou Baiser, peut-être de Belinda Cannone.
Peut-être redeviendra-t-il le baiser sacré des amants que Bollywood se refuse à montrer pour mieux le préserver, au lieu de ce « simple compostage un peu mécanique du matin et du soir » dénoncé par Alexandre Lacroix.
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