Au XVIe siècle, l’obsession de la communauté scientifique était d’élucider le mystère de la marche des astres. Au XXIe, le désir dominant est désormais de comprendre comment fonctionne notre cerveau.
Un article signé par Alun Anderson pour The Economist, et traduit dans le hors-série de décembre-février de Courrier International, décrit le cerveau humain comme « l’objet le plus complexe que nous connaissions dans l’univers ». Il est seulement dépassé dans l’intrication numérique de ses connexions par la Voie Lactée, forte de 200 milliards d’étoiles et de poussières.
La différence entre les cieux et l’esprit, nous affirme le scientifique, c’est qu’une tempête sous un crâne se déroule « dans une boîte crânienne d’une contenance d’environ un litre et demi » alors que les astres, eux, se meuvent dans une galaxie.
Face à cette constatation, un groupe de scientifiques a décidé d’établir, au moyen de tests d’imagerie cérébrale sophistiquée, une cartographie des principales connexions cérébrales, au sein du « Human Connectome Project. »
1200 volontaires ont été choisis. La majorité d’entre eux ont été sélectionnés par fratries, et notamment par paires de jumeaux, « afin de mieux mettre en évidence la manière dont l’inné et l’acquis s’inscrivent dans le développement cérébral ».
Ces sujets passeront sous des scanners de type IRM, extrêmement sophistiqués. Le but du projet est d’offrir aux scientifiques une vision nouvelle du cerveau. Elle leur permettra d’en apprendre davantage sur les processus mentaux et leurs troubles.
Certains troubles tels que la dépression pourraient ainsi, à terme, être soignés avec davantage d’efficacité.
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