Malgré le respect suscité par ses engagements et sa rigueur morale, salués par l’ensemble de la classe politique française, le décès de Danielle Mitterrand a donné lieu à une démonstration de laxisme grammatical rare dans le contexte d’un communiqué officiel. Là où l’écrit vise à montrer l’attachement à une certaine image de la France et le désir de rendre hommage à la dignité d’une défunte exemplaire, on trouve au contraire la marque d’une précipitation qui laisse peu de place à l’attention et à la correction –dans tous les sens du terme.
On parle ainsi d’"une femme qui n'abdiqua jamais ses valeurs et poursuivi jusqu'au bout de ses forces les combats qu'elle jugeait justes." Cette même femme admirable « su faire preuve d'une indépendance d'esprit, d'une volonté et d'une dignité exceptionnelle."
Sur un communiqué de quelques lignes, on trouve une abondance de fautes qui a fait dire à l’Express que « la France que nous aimons » mentionnée dans le texte ne devait pas être celle des dictionnaires Larousse.
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