Tel était le sujet d’un excellent article de Télérama en avril dernier rédigé par une amoureuse des lettres, Fanny Capel, enseignante, journaliste, chanteuse... Extrait :
« Quant à Philippe Desperier, instituteur seine-et-marnais… Lui réclame surtout du temps pour pratiquer les manipulations de phrases, l’échange oral, l’imprégnation par les textes littéraires, indispensables pour que les enfants n’aient pas l’impression que la " grammaire descend du ciel ". Or, avec l’introduction de l’anglais, de l’informatique et la récente suppression des cours du samedi matin, l’instituteur se sent dans une " situation d’urgence permanente " où il risque de " sacrifier l’essentiel ". Bref, la pédagogie de la grammaire est à réinventer….
Adieu grammaire, soupirait Serge Koster en 2001 : la grammaire codifiant le " bon usage " de la langue, elle devient obsolète dès lors que la frontière s’efface entre les différentes normes de communication : privée et publique, écrite et orale, littéraire et médiatique. De fait, les fautes de français pullulent sans désormais être perçues comme des fautes : dans les publicités, l’affichage, les journaux…
C’est oublier qu’en l’absence d’une langue complexe et articulée seuls subsistent les slogans et les clichés – bref, le degré zéro de la pensée. »
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