Rose-Marie Van Lerberghe préside le groupe Korian, leader européen de la prise en charge de la dépendance temporaire et permanente.
Dans son ouvrage Vivre plus longtemps : interrogations sur les défis de la longévité et de la dépendance, elle nous livre le fruit de ses réflexions sur le délicat sujet de la prise en charge des personnes âgées.
« Au cliché « tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir », je préfère « tant qu’il y a de l’espérance, il y a de la vie ». De l’espérance, c’est-à-dire quelque chose à attendre, à désirer, une raison de se projeter dans un futur proche, même si toute projection, à un certain âge, ne peut rencontrer que la mort. Mais même à cette extrémité, le « projet de fin de vie » qui prend le relais vise encore à permettre à la personne de donner une signification personnelle à ces derniers moments.
Un projet de vie, comment ?
Donc, oui, je maintiens qu’il est essentiel de définir pour et avec chacun des résidents et ses proches un « projet de vie » qui donne sens aux dernières années, en adaptant le quotidien aux préférences et aux capacités de la personne, tout en tenant compte des contraintes d’organisation de l’établissement. J’en arrive à la question du comment. La réponse tient en deux mots : travail d’équipe et vigilance. » (extrait page 128)
Rose Marie Van Lerberghe, Vivre plus longtemps. Interrogations sur les défis de la longévité et de la dépendance, le Cherche Midi, 2010
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