Bertrand de Saint Vincent, Tout Paris, Grasset, 2011
Chroniques des soirées, des vernissages et des cocktails littéraires parisiens entre 2008 et 2010, Tout Paris dresse quelques portraits mouillés d’acide.
D’une plume incisive, Bertrand de Saint Vincent déploie des images mémorables pour croquer ses personnages.
Le centre Georges Pompidou avait organisé en mai 2009 l’exposition Elles.
« Cheveux bicolores coiffés en crête, un collant jaune, un collant rose, les jambes écartées, Orlan campe fièrement devant ses œuvres, telle une iroquoise sur le sentier de la guerre. » (Page 60)
A l’occasion d’une exposition des œuvres de David La Chapelle
« Dans la première salle, Courtney love, icône grunge, nourrie au LSD et élevée dans des maisons de redressement, trône en pieta. Les saints modernes iront en enfer. » (page 78)
L’auteur sait aussi rendre aux lieux leur mélancolie :
« C’est un petit jardin, étranglé entre deux rues, dans le nord-est de Paris, du côté de la porte des Lilas, qui n’a plus de lilas que l’appellation. Deux cent quarante mètres carrés de verdure qui ont résisté aux promoteurs, où poussent, à l’ombre des logements sociaux avoisinants, quelques maigres plantations cultivés en collectivité. » (page 68)
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