Challenges n°259, un article consacré à Michel et Augustin célèbre l’humour.
« Ils ont compris, lit-on, à l’instar de l’humoriste star du Net Rémi Gaillard, que le seul langage efficace et fédérateur sur la Toile, c’est cet humour potache qui nécessite très peu de moyens et beaucoup de culot ».
Certes de nombreuses campagnes de Pub utilisent à merveille ce registre pour communiquer, en témoigne le succès de la publicité de Tip-ex, ou des caméras cachées de Mac Do intitulées : venez comme vous êtes.
Mais l’humour est à manier avec précaution car un faux pas entraîne vite dans le mauvais goût – Fanta a été contraint de censurer une vidéo d’Eli Semoun considérée comme choquante – ou dans le sarcasme – que penser de la campagne d’Eram 2010 qui met à bas tous les clichés de la profession : « l’assistant a couché avec le photographe, le mannequin avec le directeur de casting, le créatif avec la cliente. Tout ça pour des escarpins à 39,99 euros ? »
L’humour non maîtrisé peut alors se retourner contre son auteur, choquer son public, blesser celui qui est visé.
Méfions-nous donc de l’humour car comme le disait Jacques Prévert : « l’humour est enfant de nos haines »
Julien Tarby dans Le nouvel Economiste du 30 juin tente lui d’établir une distinction entre humour, sarcasme et ironie. Il se demande finalement à quoi sert l’humour. Fédérer ou détruire ? Vous y trouverez la retranscription de quelques propos de Jeanne Bordeau à ce sujet.
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