Collage réalisé par Jeanne Bordeau en décembre 2010
On sent les mêmes tendances tout au long de l’année, c’est-à-dire que tout est précédé du préfixe « éco », et cela définit vraiment un univers. On a des « éco voisins ». On est dans des « éco gestes », dans « l’écosystème ». On a quand même un « écolo scepticisme » qui vient contrebalancer une utilisation abusive de ce préfixe. Ce que l’on sent monter en puissance, c’est la remise en cause des emballages. Pour le reste, il y a toujours un jeu avec les mots « équitable », « durable », « éthique », puisqu’on voit même un mariage bio. Que sent-on ? Que le vocabulaire du développement durable n’est pas un vocabulaire stabilisé.
Deuxième grande tendance : le vert est toujours présent. Il est là pour déculpabiliser et exorciser à une époque où l’on peut parler aussi bien de « l’escalope in vitro » que des « préjudices écologiques » provoqués par la marée noire de BP. C’est l’année de la biodiversité. Évidemment on nous parle abeilles et papillons. Ce qui reste absent dans tout ce foisonnement, hélas, c’est la notion du socialement responsable.
Des solutions concrètes existent : le « vélopartage », la « peinture écologique pour les avions », le « vol transatlantique basse consommation ». Peut-être que l’avion tout autant que les emballages sont des thèmes qui semblent commencer à être remis en question. Mais il y a peu de visibilité dans tout cela. C’est un univers qui n’est pas sur orbite. Et si les nouvelles offres de transports multimodales sont à la mode, le bio l’est également, mais ne serait-ce pas là un phénomène éphémère ?
Face aux « climatosceptiques » et aux « écolo-sceptiques » où va donc le monde du développement durable ?
Mots-clés : Gâteau éthique – compétitivité – écologique – écojardinier – écoféministe – mariage bio – écoloscepticisme – biodiversité –bioattitude.
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