Tous optimistes vraiment ?
Le langage de l’économie est pour le moment marqué par une tendance « bipolaire ».
Certains revendiquent l’optimisme, d’autres ont un point de vue diamétralement opposé :
- Un petit coin de paradis titre le dernier ouvrage d’Alain Minc. Le philosophe se réjouit que l’Europe ait progressé face à l’Amérique. Il rappelle que les valeurs françaises ne cessent d’être honorées en ces moments troublés. L’Europe le fait rêver.
- Une enquête menée par Challenges (14 avril 2011) et intitulée Tous Optimistes nous apprend que, selon Valérie Rabault et Karine Berger, Les Trente glorieuses sont devant nous. Jean-Hervé Lorenzi donne une leçon d’optimisme avec Le Fabuleux destin d’une puissance intermédiaire. L’enquête du magazine se conclut sur le projet d’une vingtaine de personnalités à signer un manifeste proclamant qu’il faut remettre la France sur une trajectoire positive.
Face à cet enthousiasme, s’oppose une vision plus sombre de la société.
- Dans La Tribune du 18 avril 2011, Michela Marzano trouve que la confiance nous fait terriblement défaut.
- Pour François Dupuy « les entreprises ne savent plus ce qu’elles font ». « Elles s’enfoncent dans un jeu perdant-perdant avec leurs salariés. » affirme-t-il dans son livre : Lost in Management.
- Les Echos du 28 mars enquête sur une mutation dans la douleur de la Poste :
Avec un tel écart de conviction, on ne sait plus quoi penser de l’état d’esprit des Français.
Un petit coin de paradis, Alain Minc, Grasset, 2011
Les Trente glorieuses sont devant nous, Valérie Rabault et Karine Berger, Rue Fromentin Edition, mars 2011
Le Fabuleux destin d’une puissance intermédiaire, Jean-Hervé Lorenzi, grasset, 2011
Lost in Management, François Dupuy, seuil, 2011
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