- Le journal Stratégies du 21 avril 2011 informe que le magazine Elle diffuse le 26 avril une série intitulée Lolicats. Trois jeunes femmes et un jeune homme se lancent dans la création d’entreprise de mode. A suivre…
- Le magazine Be propose sur son site Bienvenue dans la ruche, une série documentaire qui dévoile les coulisses de la rédaction. On la retrouve aussi sur YouTube.
- Enfin Ericsson, pour la promotion d’Xperi Play - un smartphone certifié playstation - a proposé un intéressant travail de storytelling.
La fiction répond aux codes du feuilleton. Chaque épisode possède un titre. Un réel suspens invite le spectateur à rechercher la suite de l’action. Les épisodes sont encadrés d’un rappel des événements précédents et d’une annonce de la suite des événements.
L’ensemble des épisodes forme une fiction construite sur le schéma en vigueur depuis Aristote :
- une situation initiale : le lancement du smartphone ;
- une perturbation : l’irruption d’un Orc en colère sur un plateau de télévision où l’animateur présente le produit ;
- des péripéties : le sinistre personnage tente de rallier à sa cause les différents héros des jeux vidéos, et poursuit ses attaques contre toute personne ayant un rapport avec l’Xperia Play;
- une situation finale : le monstre explique, en direct, le pourquoi de ses attaques et se réconcilie avec la marque ;
- une situation nouvelle : l’Orc accepte de collaborer à la promotion du produit. La boucle est bouclée peut-on dire !
Ainsi on retrouve les ingrédients nécessaires au storytelling : un héros, une fiction découpée en feuilletons, un fil conducteur et un rapport évident à la marque.
Pour en savoir plus sur le storytelling, venez écouter Jeanne Bordeau et Olivier Desarthe le 4 mai à l’institut. Ils évoqueront les techniques du storytelling. Inscription : flynn@institut-expression.com
Effectivement, la web-série est un genre qui se développe d'une façon incroyable, et la vague arrive enfin en France.
Chez les amateurs, malgré le manque de moyens, c'est l'expérimentation tout azimut, avec, parfois, des petites perles d'invention et de créativité (The actor diairies sur http://www.actordiaries.com/ par exemple).
Du côté du Brand content financé par les marques, moins de problèmes de moyens (quoiqu'on soit encore très loin des budgets des programmes télévisés), mais je trouve qu'il manque encore une vraie série-phare qui puisse développer le storytelling puissant que mérite Internet.
J'attends (voire j'essaye de provoquer) cette opportunité comme producteur, évidemment, mais aussi comme spectateur qui a décidé de renoncer à son abonnement télé pléthorique, à force de frustrations face à des programmes qui ne répondent plus à mes attentes...
Le web comme média a de beaux jours devant lui, pour peu qu'on consacre enfin aux scénaristes les budgets et la considération qu'ils méritent.
Rédigé par : Ali Bali | 06/05/2011 à 01:16