Aimez-vous le bi ? Voilà une bien étrange question que nous posait Le Figaro dans l’édition du week-end du 19-20 mars.
Sébastien le Fol lève rapidement le voile sur ces mystères.
« Jusqu’à la fin du siècle dernier, le préfixe bi avait une connotation sexuelle. Dans la presse du XXIe siècle, il traduit une appétence pour les nouveaux supports d’information : Internet fixe, mobile, tablette… Etre « bi » pour un journaliste, signifie traiter une information aussi bien sur le papier que sur ces nouveaux vecteurs. »
Les nouvelles technologies joueraient-elles sur notre langue ? Sans doute. Nous avions déjà montré dans notre étude sur le langage Web que la signification de certains mots comme ami ou partager avaient évolué sous l’influence des nouvelles technologies.
Dans nos tableaux de mots, nous avions aussi montré les modes du langage du développement durable qui déclinent le préfixe eco dans tous les domaines : ecolosceptique, eco-conception, eco-responsable, ecolocitoyen, ecotourisme, eco-emballage, eco-conception, éco-logis, éco randonnées.
C’est un fait, une partie des mots qui circulent dans les médias provienne des mondes économiques, technologiques. Une part de responsabilité échoit donc aux responsables de ces univers. Si le rapport de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF) épingle parfois la publicité pour ses approximations en français, on se demande si les langues économiques et technologiques ne devraient pas aussi ménager leur langage et organiser des moments d’étapes, de pause, pour laisser du temps de compréhension et d’acceptation.
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